Cette « religion » était basée sur la
communication avec les défunts et ses adeptes se passionnaient pour les
tables tournantes. Ils affirmaient recevoir de la part des esprits de nombreux enseignements mais il leur fallait quelqu’un à la réputation irréprochable pour recenser les messages reçus avec une rigueur toute
scientifique.
Ce fut de début de la carrière extraordinaire de celui que le monde entier connaitrait bientôt sous le nom d’Allan Kardec.
En 1857, il publie un premier livre qui recense les questions posées et les réponses obtenues. C’est le
Livre des Esprits, qui figure parmi les ouvrages les plus édités après la
Bible. Dans ce livre apparaît pour la première fois le mot « spiritisme ».
En 1861, il publie le
Livre des Médiums, consacré aux techniques utilisées par les
spirites.
Et jusqu’à la fin de sa vie, il s’attachera à décrire et formaliser les contacts avec l’au-delà, que beaucoup considèrent malheureusement comme des élucubrations alors que les témoignages prouvant leur authenticité abondent.
L’œuvre d’Allan Kardec ne se limite d’ailleurs pas à des listes de questions/réponses classées par sujets d’intérêt, ni à une énumération des moyens qui permettent de
percevoir l’invisible. Elle évoque un monde mystérieux, fascinant et parfois dangereux. Elle répertorie même les entités susceptibles de se manifester, en fonction de leur degré de bonté… ou de malveillance.
De nos jours, en France, Allan Kardec est relativement peu connu en dehors des milieux
ésotériques, et même si sa tombe au cimetière du Père-Lachaise est perpétuellement fleurie, il reste ignoré du grand public.
Pourtant le spiritisme est bien vivant. Il réunit dans le monde, notamment au
Brésil, plus de 6 millions d’adeptes ! Allan Kardec, au-delà de la
mort, est toujours avec nous.