sourcier lui-même et non de son instrument
qui ne sert qu’à l’amplifier.
Il serait dommage cependant de limiter les possibilités de la
sourcellerie au domaine de l’eau, car elle est, avec la rhabdomancie, une branche de la
radiesthésie. Les termes sont difficiles mais ce qu’ils désignent est à la fois simple et naturel : la possibilité de
percevoir les champs magnétiques qu’irradie tout ce qui existe, vivant ou non, et ainsi de trouver – ou retrouver – ce qui échappe à notre regard.
La sourcellerie permet de
détecter les métaux, notamment l’or mais pas seulement. Elle guide les investigations concernant les
objets perdus… et les personnes disparues. Et là le mystère atteint son apogée car ceux qui possèdent ce
don unique peuvent l’exercer à distance.
En 1934, une expédition qui se trouvait en grande difficulté au pôle Nord put être sauvée grâce à l’abbé Mermet, qui identifia sa position en promenant son
pendule au-dessus d’une carte !
Il accomplit cet exploit à la demande du pape, et cela mérite d’être souligné car la
sourcellerie fut longtemps persécutée par l’Eglise qui la considérait comme
démoniaque, bien que ses objectifs n’aient jamais rien eu de malfaisant.
A l’heure actuelle, il n’est plus question d’excommunier les
sourciers, mais leurs opposants sont tout aussi nombreux car la communauté scientifique renâcle à reconnaître leur efficacité.
Pourtant Charles Richet, prix Nobel de physiologie, en parlait avec le plus grand sérieux. Et le
physicien Yves Rocard, l’initiateur du programme nucléaire français, leur a consacré un livre publié en
1962 : « le signal du sourcier ».
Il existe depuis peu une nouvelle science, la
géobiologie, qui utilise le principe de la sourcellerie pour étudier l’influence de l’environnement sur notre habitat et remédier à son éventuelle nocivité.
La géobiologie est très technique, et sans doute à ce titre plus reconnue que la
sourcellerie, mais n’est-elle pas tout bonnement l’enfant d’un secret millénaire ?