En effet, alors que nos
philosophes s’astreignent à étudier l’essence des choses et des êtres,
le Yi-King prend en compte leur perpétuelle évolution. Il permet
ainsi de saisir la dualité et la complémentarité, les interférences et
l’harmonie des éléments de l’Univers. Il considère, dans la complexité de
nos existences, à la fois l’être et le devenir.
A l’origine, son système
était binaire et ne répondait qu’à des questions fermées : un trait droit
pour le Yang symbolisait le oui, un trait brisé pour le Yin
correspondait au non. Puis ces deux signes aboutirent, en les
combinant, à huit trigrammes qui sont couramment interprétés comme
suit : soit le ciel, le tonnerre, l’eau, la montagne, la terre, le vent, le
feu et la brume, soit le père, la mère, les trois fils et les trois filles.
Par la suite, environ mille ans avant notre ère,
ces
huit trigrammes furent eux-mêmes jugés insuffisants pour répondre aux
exigences de la
divination et ils évoluèrent, associés deux par deux, jusqu’à devenir
soixante-quatre hexagrammes, ceux du Yi-King actuel.
La lecture des messages transmis par ces
hexagrammes peut se faire grâce à différentes méthodes. La plus
traditionnelle est celle des
quarante-neuf baguettes d’achillée, la plus courante ne requiert que
le jet de trois pièces.
Pour les néophytes, cela paraît simple mais, quel
que soit le procédé utilisé, la
divination nécessite toute la science de celui qui déchiffre le
résultat. Elle nécessite aussi de la part du demandeur un profond travail de
réflexion, un retour sur soi, sur les raisons de ses difficultés, sur
ses attentes, bref sur l’objet réel de son questionnement.
Partant de là, elle nécessite encore, bien
évidemment, le calme, la sérénité et l’éradication de tout élément
perturbateur. Alors seulement le
Yi-King pourra vous apporter le constat et les conseils que vous en
attendez, ceux qui seront suffisamment nuancés pour pouvoir répondre à
toutes les nuances de votre vie.