Le symbole, appelé Taijitu, représente une conception globale du monde et de l’un de ses éléments : la nature humaine.
Dans l’univers, rien n’est jamais totalement mélangé, et rien n’est jamais totalement dissocié. La dualité et la complémentarité sont les mots-clés. Dans cette optique les tendances opposées ne sont pas ennemies, ni contradictoires, mais associées. Elles s’influencent mutuellement et s’équilibrent, depuis toujours et à jamais.
Quant aux mots Yin et Yang, ils désignent les deux principes de vie, nés du
Qi, le souffle originel.
Le Yin est le féminin, le fluide, la lune, l’ombre, le froid, l’attente et le mystère. Ses couleurs sont le
noir ou le bleu.
Le Yang est blanc ou rouge. Il incarne le soleil et la chaleur, l’action, la force, le masculin.
De même que le soleil et la
lune, le jour et la nuit font partie d’un tout indissociable, de même l’homme et la femme ne sauraient être séparés.
Tout dans notre vie relève du
Yin ou du Yang : les aliments, les animaux, les parties du corps.
Les médecines douces en tiennent compte dans leur approche des maladies et des soins à prodiguer. Mais elles ne sont pas les seules à s’inspirer du
Yin et du Yang.
Ils sont tout autant pris en considération par le Feng Shui, cette science qui permet de concevoir notre habitat en optimisant les influences bénéfiques de l’environnement.
Ils sont un élément du
Yi-King, « le livre des transformations », l’ouvrage le plus élaboré jamais écrit sur la divination, l’un des piliers de la sagesse humaine.
Et ils gouvernent les 12 signes de l’astrologie chinoise.
Le rat, le tigre, le dragon, le cheval, le singe et le chien relèvent du
Yang, tandis que le buffle, le lièvre, le serpent, la chèvre, le coq et le cochon sont
Yin.
Le Yin et le Yang sont donc l’essence même de nos vies. Mais n’oubliez pas que rien, ni personne, n’est jamais totalement
Yang, ni totalement Yin.